samedi 8 septembre 2007

Focus sur le Togo


FOCUS SUR L’ACTUALITE TOGOLAISE
L'économie togolaise, une économie de blanchiment: Plus de 200 milliards trouvés en devise dans le coffre du dictateur Eyadèma après sa mort(Etiame.com 14/07/2006) L'information ne nous serait pas parvenue si l'humidité n'avait pas commencé à attaquer sérieusement les devises enfouies dans le coffre fort d'Eyadèma dans sa résidence de Pya (localité située à 500 km au Nord de Lomé). Il y a quelques mois, certains soldats qui ont en charge la garde du domicile privé de l'ex dictateur défunt dans son village natal ont été ébloui par les énormes liasses de billets éparpillés sur la dalle de la maison afin de les sécher et de les prévenir contre l'humidité. A en croire les confidences des soldats qui avait aidé Kpatcha Gnassingbé à mener l'opération, il était ébahi de trouver autant de billets en devise: Euro, Dollar, Yen et Franc CFA. La valeur totale dépasserait les 200 milliards de Fcfa. Et on se demande d'où provient toute cette somme trouvée en liquide dans la maison d'Eyadèma. Doit-on croire qu'elle est le résultat des biens acquis durant les 38 ans de règne? Ou est-ce parce que le dictateur a su thésauriser «son salaire» tout au long de sa carrière? Loin de là si on se rappelle son train de vie et les millions de Fcfa qu'il distribue chaque semaine aux courtisans qui lui rendaient visite à Lomé 2, sa résidence. Le rapport sur le trafic de drogue qui fait actuellement l'actualité au Togo et qui implique le cœur du pouvoir vient confirmer que tout l'argent distribué par Eyadèma et ses enfants ont une origine douteuse. Celui injecté dans les circuits financiers sert, à n'en point douter, à blanchir l'argent en provenance du trafic de drogue et de commerce illicite. C'est d'ailleurs pour rendre tout ce magot propre aux yeux de l'opinion que le montage sur l'emprunt obligatoire de l'Etat avait été lancé en Avril dernier et dirigé par la maîtresse de Faure Gnassingbé, Ingrid Awade-Nanan, actuellement directrice générale des impôts.Blanchir l'argent de la drogue en l'injectant dans les circuits financiers En avril 2006, l'Etat togolais avait lancé une opération dénommée «Emprunt obligatoire de l'Etat» qui aurait été «un succès» et qui aurait dépassé les espérances, car ayant rapporté la bagatelle somme de plus de 36 milliards de francs CFA à l'Etat togolais. En réalité, il s'agit d'une opération qui a servi à blanchir une partie de l'argent qui «pourrit» dans le coffre du dictateur Eyadèma en l'injectant «légalement» dans les circuits financiers afin d'éviter des justifications auprès de l'Uemoa (union économique et monétaire ouest-africain). Dans tous les Etats où a lieu un emprunt obligatoire, les sociétés, les multinationales ou les privés qui achètent des parts sont connus et leurs noms rendus publics. Dans le cas de notre pays, il n'y a aucune trace de ceux qui ont acheté les emprunts de l'Etat. Comprenne qui pourra. Dans un pays aussi pourri par la corruption et le non respect des clauses économiques et financières qui traduisent la stabilité et la sécurité des investissements, on se demande bien quel actionnaire ou investisseur prendrait le risque de faire confiance à l'Etat togolais en injectant son argent dans son économie. On sait depuis 1993 que les institutions de Bretton Woods (FMI et Banque mondiale) déconseillent vivement aux investisseurs de fréquenter notre pays, non seulement pour cause de «déficit démocratique», mais aussi et surtout pour non assainissement de son circuit économique. Dès lors, il apparaît évident que l'argent qui circule au Togo pour l'instant n'ont que deux origines. La première est l'importante transaction qui provient de la diaspora togolaise à travers le monde vers les familles, ce qui est tout à fait compréhensible au regard des mouvements financiers répertoriés par des institutions européennes spécialisées dans les transferts de fonds, transactions qui dépassent, à en croire les mêmes sources, l'aide publique au développement du pays. La seconde plus dangereuse pour notre économie, est tout le rafistolage mis en place par le clan Gnassingbé à travers ses suppôts de Libanais et «d'hommes d'affaires» spécialistes dans les trafics en tous genres dont celui de drogue et de vente de voitures de luxe, généralement volées en Europe et convoyées au port de Lomé dont Bassam El-Najjar, assure la commercialisation à travers ses nombreux parcs automobiles qu'en complicité avec le Directeur général de la Sazof (Société d'administration de la zone franche) Kpatcha Gnassingbé, il gère. A voir de près, on se rend à l'évidence que les sociétés de droit public et privé qui se créent encore au Togo, sont l'œuvre des mêmes personnes qui sont arrivées à mettre en place des ramifications mafieuses pour contrôler les circuits économiques et financiers de notre pays. Analyse faite, ces «investisseurs» qu'ils soient nationaux ou étrangers, ont de solides entrées au sein du clan Gnassingbé, si ce n'est que celui-ci se substitue à ceux-ci pour blanchir l'argent de la drogue et des trafics douteux. Une sérieuse enquête réalisée par des ONG spécialisées dans les relations Nord-Sud et qui luttent pour un plus grand investissement dans les pays pauvres révèlent en ce qui concerne le Togo, que ce pays vit sous une économie de blanchiment car la plupart de ceux qui y investissent sont des trafiquants notoirement connus et des repris de justice pour ceux d'entre eux qui sont originaires d'Europe. Pour les Libanais, il est prouvé, qu'ils se sont enrichis dans la drogue. Mais d'autres sources attestent qu'ils constituent également un réseau de proxénètes qui importent des prostituées des pays arabes et du Moyen-Orient qu'ils dispatchent dans la région ouest-africaine. Ce qui est inquiétant au niveau du pouvoir togolais, est que ces derniers temps, son chef d'orchestre Faure Gnassingbé fait des déplacements sans cesse vers des pays arabes et d'Asie pour nouer de nouvelles relations de coopération. La plupart de ces pays sont classés au niveau international comme des Etats «voyous» qui ne respectent aucune norme économique et démocratique mondialement établie, bref qui n'en font qu'à leur tête. Il en est ainsi de l'Iran ou de la Chine. Le premier est connu pour ses appuis aux réseaux terroristes tandis que le second refuse toute ouverture démocratique qui permettra de contrôler et d'assainir son économie. Généralement, ces voyages de Faure se soldent par la signature de protocole d'accord d'investissement ou d'aide perçue. En réalité, il s'agit d'opération trompe-l'œil dont le seul but est de réinjecter l'argent sale dans notre pays grâce à des subterfuges qui ne trompent plus personne. Comme nous l'écrivions la semaine dernière, c'est de cette façon que le régime arrive à honorer certaines de ses dettes intérieures, se targuant d'une autosuffisance financière, narguant ainsi l'union européenne qui le presse à une ouverture démocratique afin de lui ouvrir les vannes de l'aide au développement gelée il y a plus de 13 ans. Cette forme d'économie de blanchiment n'a-t-il pas d'incidence sur les populations togolaises et sur l'économie de la sous-région? Apparemment oui, car cette astuce financière paupérise davantage les populations déjà très meurtries par les années de dictature et de répression meurtrière et par les conséquences du gel de la coopération avec l'Ue. Par contre elle dégage une classe de riches qui se retrouvent dans les sphères du pouvoir laquelle engrange à elle toute seule l'économie togolaise. Il en est de même de la sous–région ouest-africaine où se consolident des réseaux de trafiquants en tous genres (drogue, arme, voitures de luxe) qui risquent de contrôler toute son économie et contraindre nos pays à s'accommoder à l'argent sale pour renflouer les caisses. Ce qui risque de constituer un précédent grave dans les annales des analystes économiques et de jeter du doute sur les économies africaines. Il appartient donc aux institutions économiques régionales et africaines (UEMOA, BAd, BCEAO) de trouver des artifices juridiques et des garde-fous solides pour prévenir les économies des pays africains d'une telle gangrène qu'est le blanchiment de l'argent sale à travers son injection dans les circuits financiers. Toute l'attention doit être tournée vers le Togo pour contrôler le flux d'investisseurs qui en réalité sont les membres et l'entourage immédiat du clan Gnassingbé afin de courcicuiter leur tendance à faire de l'argent en provenance du trafic de drogue, un argent «propre». Jules Symfeïtchéou, Etiame.com

Akissi DELTA

Il était donc une fois... Une petite fille au nom banal : Loukou Ahou Delphine. Abandonnée par son père, obligée de se réfugier au village avec sa mère, elle ne connut point le chemin où l’on va " apprendre l’art de vaincre sans avoir raison" : l’école. Pourquoi s’en étonner ? Sa mère n’était pas une Grande royale de... Dimbokro. "Je ne sais même pas ce qu’est l’école, ce qu’est une salle de classe. Même si je trouve que c’est nécessaire de savoir lire et écrire, peut-être n’aurais-je jamais été ce que je suis, aujourd’hui : Akissi Delta". Un surnom prédestiné, sans doute, dont la paternité revient à Augustin Kiti, photographe à l’époque au défunt hebdomadaire Ivoire Dimanche. A l’image donc de ces petits avions Delta qui planent sur nos têtes, Loukou Ahou Delphine, devenue DELTA, prendra connaissance avec la piste de son envol. Elle pose pour lui, pour les photos de pub ; un autre, Paul Kodjo, l’utilisera pour des photos romans. Il trouvera qu’elle avait un beau sourire. Guirlande immaculée ! "Chacun naît avec son étoile", aime-t-elle à dire.
Tête vide d’analphabète, la grande ville Abidjan avec ses ombres et lumières va lui donner ce qu’aucune école ne délivre : le diplôme de l’école de la vie. Premier instructeur : le mythique Léonard Groguhet, précurseur des sketchs satiriques de la télévision ivoirienne avec sa célèbre brève dramatique Comment ça va ? Elle l’appelle affectueusement "mon père" : " Il le mérite. Je lui dois tout. Je ne savais même pas placer correctement en Français un mot. Il m’a même frappée un jour pour que je dise correctement une phrase". Dans le prolongement de ce père fouettard, on lui doit, aujourd’hui, la célèbre brève dramatique MA FAMILLE. Qui est, aujourd’hui, au programme de la RTI, l’heure la plus attendue des téléspectateurs. D’ici et d’ailleurs : au Mali, au Gabon, etc. Ne fut elle pas reçue récemment au Gabon comme une star ? Elle a participé, en France, au récent marché international des programmes TV (MIDTV, mars 2005) en prélude à Cannes :" La RTI, pour y partir, devait choisir un collaborateur extérieur. J’ai été choisie et je dis merci à la RTI et à son Directeur général". Ne lui dites pas que c’est aussi grâce au succès de MA FAMILLE. Modestement, elle vous dira : " C’était pour me donner un coup de pouce. J’ai eu la chance d’avoir été choisie et de partir avec ma secrétaire. Parce qu’il y avait des choses à écrire, à lire, des autographes à signer, etc."
Elle ne sait ni lire ni écrire... :" J’y ai croisé des responsables des télévisions du Sud, d’Afrique de l’Ouest, d’Afrique centrale et ceux aussi du Nord, comme TF1, TV5, etc. Nous avons discuté autour de partenariat, d’achats de films, etc." De ce séjour, elle a appris une chose : il faut se remettre, sans cesse, à l’ouvrage et rien n’est gagné d’avance : " Il faut refaire le générique, remonter le film, etc. pour qu’il soit conforme aux exigences et normes techniques. Il y a beaucoup de travail à faire ! Nous, ici, on trouve que c’est bon. Mais le Blanc, lui, il regarde le côté technique. Nos histoires..." Les histoires de MA FAMILLE, sont ses histoires, ses idées qui trottent dans sa tête. Et des "nègres" de service d’une ex-servante qui n’a jamais oublié la grandeur et la servitude du métier, écrivent, écrivent... Comme cette mère de Césaire qui pédale, pédale... de jour comme de nuit. Pour la fin d’un objectif :" Il y a trois personnes. Une vient à 7h du matin, une autre après 16h et la deuxième ou la troisième à 21h, jusqu’à O4h du matin. Je parle, je parle...Et ils gaspillent beaucoup de papiers, gomment beaucoup. Parce qu’il faut changer ci, il faut changer ça...". Nombreuses sont les exigences de l’analphabète qui s’exprime dans son Français taillé à sa mesure : " En plus, ils doivent, après avoir transcrit, me lire, me relire sans cesse le texte. Et je fais le montage du film en même temps qu’ils écrivent mes scénario". Tâche astreignante presque martyrisante. Pour elle et pour ses "nègres". "Ça me prend quelquefois un mois ! Je ne suis pas une machine ! Je n’ai pas le temps de rendre des visites à des amis, à des parents. Avec ça, il y a des gens qui vont t’appeler et qui vont traîner sur ce qu’ils veulent bien te dire et que tu devines aisément. Mais moi, je n’ai pas le temps de m’amuser !" Tous les dimanches, elle a décidé de nous faire rire de nos insoutenables légèretés, de nos misères comme de nos joies. Elle n’a pas le temps : "Certains me traitent de méchante... Or ceux qui me connaissent, savent bien que je me suis programmée : je me lave à une heure précise ; je mange à une heure précise, tout est précis avec moi".
Sans aide, elle bataille dur pour ne pas rater un rendez-vous avec les téléspectateurs :" Je ne compte sur personne ! Si je mérite d’être soutenue, qu’on le fasse. Auquel cas, qu’on ne le fasse pas ! Il y a eu des ministres sous Houphouët, Bédié, Guéi et sous Gbagbo qui te disent : "Au moment où on voulait t’aider, il y a eu... Il faut que les gens comprennent qu’ils ne sont que de passage. Un ministre, on te nomme ; après tu pars. Un président, c’est tout au plus 15 ans. Or, nous, les artistes, on est toujours là ! Quand on promet quelque chose, il faut respecter sa parole. Ici, nos autorités n’ont aucune considération pour l’art". Vieille rengaine ? Peut-être que non." Je ne compte plus sur personne ! Si je mérite qu’on m’aide, qu’on le fasse. Auquel cas...".
Ni fâchée ni fatiguée, elle a décidé de se battre seule contre l’indifférence des uns et des autres. Surtout de ceux qui ont... pognon sur rue." Moi, quand je dis je vais faire quelque chose, je le fais". Il y a plus de dix ans, elle nous disait : " Les Dona Beija consorts, je peux en faire, moi !". Prétention ? Sans doute. Il n’empêche que sans défi à relever, sans épreuves à endurer, les "étoiles" ne brillent pas. Ejectée en 2000 de l’émission satirique QUI FAIT CA ," Un jour, j’expliquerai le pourquoi", elle décide de s’exiler : "Comme un exilé politique. Un jour encore, j’expliquerai le pourquoi". Désemparée, avec le soutien fort de certains de ses amis ( Hanny Tchelley, Aka Francis, Kalou Patricia, Aklane, Don Zigré, Yo Claude...), Georges Aboké, ex-Directeur général de la RTI, lui donne sa chance : elle rêvait de proposer des PAD à la RTI : " Va, et écris tes scénarii ! on va voir ce qu’on peut en faire", lui dit-il. Elle exigera d’avoir plus de temps d’antenne : 26 minutes :"Tu ne pourras pas tenir l’antenne pendant longtemps", lui conseille-t-on. Mais non. Le Directeur général prend le risque. Une heure d’une date d’une année qu’elle n’oublie pas : dimanche 23 juin 2002 à 19h30. En plein couvre-feu, elle nous propose le premier épisode "Couvre-feu" de sa saga familiale : "104 épisodes sont déjà passés, en raison de 52 par an. J’entame, en ce moment, les autres 104". Elle revient de loin. Sans instruction, obligée d’être ménagère à plusieurs reprises par nécessité, et parce qu’elle a fugué, avec ses plus que misérables appointements, elle s’inscrit au cours de couture et de danse de "Maman Soleil". Elle voulait être une star.. "Mais un nouveau boulot de bonne à tout faire ne me laissera guère le temps". L’année horrible : misère matérielle, misère sentimentale : son petit copain la chasse de chez lui. En pleine nuit. Un autre aussi. Dans le même registre : " Très vite, j’ai compris que ce n’est pas un homme qui s’accrochera à une servante. Je suis née en Mars, donc je suis poisson. Mais moi, je me prends pour un escargot, c’est-à-dire que je n’aime pas les histoires".
Ni fataliste, ni "bossoniste", elle croit, tout simplement, en Dieu :" Je crois tellement en Dieu que je ne vais pas à l’église. Il y a tant de comédies ! Dieu est bon et merveilleux. Si tu crois vraiment en lui, que tu es sincère, il te donne tout". Comme être, ne sachant ni lire ni écrire, conseiller technique, de courte durée, de Madame le Ministre Constance Yaï, sous le Général putschiste Guéi, au Ministère de la Femme et de l’Enfant. Comme encore la chance de faire son cinéma et de jouer au cinéma. En tant que figurante dans PETANQUI de Yéo Kozoloa et Jean Louis Koula. Mais c’est grâce à Roger Gnoan M’BALLA et surtout Henri DUPARC, auteur du récent film CARAMEL, à l’affiche à l’IVOIRE, qu’elle fait ses entrées dans le monde du cinéma. "Je ne les oublierai jamais !". Elle séduira, par son côté naturel, plus d’un. Dont un célèbre Maire d’une ville européenne. RUE-PRINCESSE ( 93) de Duparc, Grand Prix au festival international du film de Bari( Italie) au catalogue de ses films, tient la Palme d’or : " Je me demande s’il n’a pas fait ce film pour moi. S’il y a des personnes qui me connaissent vraiment, c’est bien le couple DUPARC. Je pense qu’il a écrit ce film à mon image et il m’a permis de m’amuser". Tous les dimanches, sur notre petit écran, elle tient à gagner son pari. En dépit du poids de ses dettes : "Je connais ma place !", ne cesse-t-elle de dire. Elle a connu pire que çà, dans sa vie somme toute exemplaire : "3.500Fcfa ont été mon premier salaire de servante". Pour payer ses dettes, deux maisons de distribution s’occupent à distribuer MA FAMILLE, tant bien que mal. Une, de la cassette et une autre, s’exerce à faire la distribution télé-Afrique.
Heureusement que l’espoir comme le rêve, fait vivre : "Quand tu n’as pas les moyens, personne pour t’aider véritablement, il faut garder tes rêves pour toi, toi seule. Un jour, par la grâce de Dieu, ils se réaliseront". Ce vieux rêve : réaliser AKISSI, une série qu’elle a déjà écrite et qui lui tient à cœur. Un film personnel qui la restitue à elle même : "C’est mon histoire à moi, ce n’est pas de la fiction". Elle a travaillé, comme servante, non à l’auberge de la Couronne, ou à la table des banquets de la République en joie, mais dans des familles modestes. Voire pauvres. Elle y a connu l’amour. Celui que lui a apporté l’aînée d’une famille pauvre de 25 bouches bien pleines de dents, mais si riche en partage : "J’ai travaillé dans au moins six familles. Et j’ai été adoptée par la grande fille d’une famille Gouro, pendant dix ans. On était 25 dans cette maison ! Je l’appelle ma mère". Et c’est cette deuxième mère pour elle, qui va l’amener à côtoyer les stars de l’époque dans le temple mythique du DOPE du célébrissime Amédée Pierre. Sacrée belle époque ! Elle voyage avec les musiciens du Dope et se dope de vie de star : "Mais je connaissais ma place. Dieu a son plan pour tout le monde. On ne force pas son destin. Chacun naît avec son étoile".
En attendant ce film qui va témoigner de la difficulté d’être de cette humanité, elle fait entrer sa " Famille", pour le bien de tous, dans les foyers. Une bouffée d’oxygène, avant d’entamer la stressante semaine de travail. Que serait donc la vie, si l’on devait se priver de cette thérapie qui dope. Grâce à une servante devenue Star. A force d’y croire. A chacun sa chance !
Source : Frat-Mat
La comédie n’est pas sa seule passion. Il y a aussi le stylisme. Akissi Delta confectionne elle-même ses modèles de vêtements. Cette coquette qui n’avoue pas son âge s’astreint à un régime draconien pour rester mince, mais plantureuse, car elle l’est à l’instar de toutes les Africaines. Et la famille ? Elle parle souvent de sa tante mais ne souhaite pas s’étendre sur sa famille. En fait de famille, en a t-elle une ?. " Je ne suis pas mariée et je n’ai pas d’enfants. Je suis à la recherche de l’homme idéal que je vois lecteur et fumeur, donc cérébral et réfléchi. Je souhaite aussi avoir des enfants et je rêve pour les accueillir d’une belle maison au bord de l’eau, dotée d’un superbe escalier comme dans les films brésiliens ", pour lesquels elle avoue, gourmande, avoir un faible.
Source : Afrik.com
Elle fait partie de ces femmes dont la seule évocation du nom retient l’attention. Elle subjugue tellement les média et le public qu’on croit tout savoir d’elle. Erreur ! Akissi Delta nous a accordé une interview pleine de révélations.
Comment se porte « la femme la plus élégante de l’année » ?
Bien ! (elle rit). Ce Top d’Or m’a vraiment émue, j’étais fière et très contente parce qu’en Côte d’Ivoire les femmes s’habillent très bien. Et être considérée comme la femme la plus élégante est un grand honneur.
Tellement émue que tu n’as pu t’empêcher d’aller « zouker » sur scène pendant la soirée...
La chanson « Vive les mariés » de G. G Vickey m’a beaucoup marquée quand j’étais jeune. Même quand j’ai eu envie de sortir une cassette, j’ai chanté une chanson « Me voici mariée » pour parler de mariage comme dans la chanson de G. G Vickey. Voilà pourquoi, pendant les Top d’Or, quand O’nel Mala m’a invitée à danser sur la chanson de G. G Vickey, je n’ai pas hésité. Mais O’nel, c’est un chrétien hein ! Donc on a dansé en respectant une distance (elle rit encore).
Ton élégance, c’est surtout avec le pagne, quand et comment as-tu adopté ce style ?
C’est à partir de l’émission « Qui fait ça » que j’ai commencé à adopter le pagne. Je venais d’être nommée directeur artistique de « Qui fait ça », comme à l’époque j’étais mince et que je voulais m’imposer, j’ai changé ma façon de m’habiller....
Au début, les gens me traitaient de « gaou » parce que je portais les camisoles en pagne avec les manches de marinière, on me disait qu’on ne pouvait pas aller en boîte de nuit en pagne... J’ai dit « d’accord ! comme ça fait gaou, vous allez voir ». J’ai commencé à porter les modèles sexy où on voyait les seins. Mais, mes seins sont tout petits comme des citrons alors les gens n’ont pas fait attention à ma poitrine, c’est l’habillement qui faisait effet. Le pagne est devenu mon habit de scène, mais en dehors de la scène, j’aime bien les jupes en tricot, les pantalons, ça me permet de sauter les caniveaux plus facilement (elle rit).
Tu as dit que c’est toi-même qui dessines tes modèles...
Oui ! c’est moi-même qui dessine les modèles que je veux porter. Voilà comment je fais (elle nous emprunte une feuille, un stylo et elle dessine un modèle, ndlr). Quand j’ai fini ça (le dessin), j’achète les pagnes de 500 F là, je découpe pour faire le modèle que je veux. Après, je prends une journée pour aller m’asseoir chez mes couturiers et devant moi, on coud mes habits. Je les essaie sur place et on fait les retouches si possible. Je surveille tout quoi. Quand je ne suis pas là, on ne coud pas mes habits dêh ! (elle rit). Mais pour une grande soirée, comme je ne peux pas y aller avec mes propres créations, alors je vais souvent chez les grands couturiers.
C’est toi aussi qui mets toutes ces cordes sur tes tenues en pagne ?
(Elle éclate de rire) Oui, j’aime bien les cordes... C’est pas bon de laisser les bras nus, ce n’est pas bon aussi de couvrir tout le bras alors moi, je veux qu’on voit un bout de tissu sur la peau. C’est agréable à voir, ça fait beau !
Pour faire de la télévision, il faut être belle, si on n’est pas belle, il faut au moins être élégante, agréable à regarder. Quand on n’a pas envie d’être belle, agréable, ce n’est pas la peine de se faire voir à la télé.
Les pagnes, tu les préfères plutôt colorés...
Vous avez remarqué, ma maison même est remplie de fleurs. Je n’aime pas les choses tristes. J’aime la vie en couleurs, j’aime les choses qui donnent la joie de vivre. Même ma coiffure est très colorée, c’est comme les fleurs de ma maison.
Justement, à propos de ta maison ; en ville, il se raconte que...
(Elle coupe la question) Hum ! (Son visage exprime une certaine lassitude) Je loue cette maison depuis 2002. Personne, aucun homme politique ne l’a achetée pour moi. Ce qui est bizarre, c’est que même des comédiens de « Ma famille » croient que j’ai pris l’argent de l’émission pour acheter cette maison. Mais, c’est faux ! cette maison ne m’appartient même pas. Je la loue et j’ai loué aussi celle qui est en face. Dans le film, ici, c’est chez Bohiri et moi. En face, c’est chez Gohou et Cléclé. Je vais vous montrer les preuves (elle sort un document notarié qui dit que la maison appartient à un couple ivoirien résidant à Londres, le document contient aussi le montant du loyer mensuel que la comédienne paie à ce couple, ndlr). C’est dommage ! Les gens racontent des choses qu’ils ne savent même pas.
Pour parler de la série « Ma famille », jusque-là, tu n’as jamais dit comment tu t’es arrangée pour financer les premiers épisodes.
Aujourd’hui-là, je vais dire la vérité : Pour commencer à faire « Ma famille », j’ai emprunté 45 millions à un usurier. Et nous nous sommes entendus que je dois rembourser le double de son argent, ça fait 90 millions que je lui dois.
Cent pour cent d’intérêts pour un prêt, c’est beaucoup trop élevé, pourquoi tu n’as pas contacté une banque ?
Hum ! (Elle s’étonne) En 2002 ? Avec la guerre ? Quelle banque pouvait me donner un crédit de 45 millions ? Je n’avais pas de garantie, pas d’aval, le pays n’était pas stable... Je n’avais pas encore fait mes preuves, personne ne croyait en moi. Et puis à l’époque, j’étais coincée, la RTI venait de me donner un temps d’antenne, je devais le remplir. J’étais pressée et je n’avais aucune autre solution.
As-tu remboursé cet argent ?
Non, pas totalement. L’émission passe sur plusieurs télés africaines en ce moment, c’est l’argent que me paient ces télés-là qui me permet de rembourser le prêt doucement, doucement.
Tu as pris des risques énormes parce que le film pouvait ne pas marcher.
Oui, je sais, j’ai pris trop de gros risques pour ce film. Par exemple, pendant que le couvre-feu était à 19 heures, j’ai risqué ma vie, en le bravant par deux fois pour aller chercher mon matériel... Quand ma grand-mère, qui est une vraie mère pour moi, est morte, j’étais en plein tournage et j’ai demandé à mes parents de conserver le corps à la morgue en attendant que je finisse de travailler. Une autre fois, j’étais très malade, j’avais tellement mal à la tête que mes larmes coulaient. Les médecins ont décidé de m’hospitaliser, mais comme cela allait m’empêcher de travailler, j’ai menti et j’ai fui la clinique pour venir travailler chez moi avec une poche de glace sur la tête...
J’ai trop risqué ma vie pour ce film alors je n’accepte pas qu’un comédien vienne jouer les capricieux sur le tournage et retarder le travail alors que je loue, par jour, le matériel de tournage. Si un jour vous constatez que certains comédiens ne font plus partie de « Ma famille », c’est qu’ils se sont amusés avec mon travail. On peut tout me faire sauf s’amuser avec mon travail. Pour les autres, c’est un amusement mais moi, c’est mon travail. Et si je ne travaille pas, personne ne fera quelque chose pour moi. Je place mon travail avant tout, avant le mariage, avant les enfants.
Certaines personnes disent que tu es souvent très agressive...
Non, je ne suis pas agressive ; je suis très douce dans la vie. Mais si tu t’amuses avec mon travail, je deviens méconnaissable.
Ah bon ?
Mais oui ! Par exemple, quand j’ai un scénario en tête et que je ne peux pas écrire parce que je suis ailleurs que chez moi, et que les gens bavardent inutilement, je commence à être nerveuse. Mes mains deviennent moites, mes aisselles se mouillent, j’ai mal à la tête... Il faut absolument que je rentre chez moi pour écrire sinon je peux devenir désagréable. C’est seulement quand j’ai fini d’écrire mon scénario que je me sens libérée.
Certains de tes amis et parents sont fâchés avec toi, on dit que tu ne rends pas visite...
C’est vrai, des parents, des amis, tout le monde est fâché avec moi en ce moment, mais ce n’est pas ma faute... Je ne peux pas être à toutes les invitations, je ne peux pas rendre visite aux gens tout le temps et en même temps faire mon travail, le film. Contrairement aux autres comédiens de Ma famille qui sont un peu libres après un tournage, moi, j’ai des scénarios à écrire dès qu’un tournage est fini. Je ne parle pas bien français donc je dois beaucoup réfléchir pour ça. Je ne sors pratiquement pas, je suis tout le temps enfermée chez moi en train d’écrire. Les gens doivent choisir, ou bien je me promène partout, je vais à toutes les invitations et il n’y a pas de film, ou bien on me laisse tranquille chez moi et il y a film.
Toutefois, je demande pardon à ceux qui sont fâchés avec moi parce que je ne leur rends pas visite. S’ils m’aiment vraiment, ils peuvent me passer un coup de fil de temps en temps pour voir comment je vais. Ils n’ont qu’à me comprendre, je ne peux pas rendre visite, je ne peux pas recevoir tout le monde parce que je suis très occupée et le travail n’attend pas.
C’est quoi une journée de travail dans la vie d’Akissi Delta ?
Je me lève tous les jours à 5 heures du matin, je prends mon petit déjeuner à 6 h 30 ; à 7 heures, je commence à écrire. Je fais une pause à midi pour manger ; je recommence à écrire à 13 heures. A 16 heures, je me couche un peu. Je me lève à 18 heures ; à 18 h 30, je me lave, je bavarde un peu. Après le journal télévisé de 20 heures, je recommence à écrire. Souvent je travaille jusqu’à 4 heures du matin.
Il paraît que tu as des habitudes qui ne changent jamais, comme se laver à la même heure...
Oui, c’est vrai (elle rit). J’ai une anecdote sur ce sujet : j’ai un voisin qui passait tous les soirs après le boulot, me saluer. Chaque fois qu’il venait, on lui disait que j’étais sous la douche. Pour lui, comme on ne voulait pas qu’il me voit, on lui mentait. Mais il a fini par comprendre qu’effectivement tous les jours, à 18 h 30, je me lave. D’ailleurs, tout ce que je fais est programmé, par exemple, quand il est 18 h 30 et que je ne me suis pas encore lavée, mon corps commence à me démanger.
Peut-on avoir une vraie vie de famille avec ça ?
Je sais qu’on ne peut pas. Je suis seule parce qu’aujourd’hui, je ne peux pas gérer ma carrière, un homme et des enfants en même temps.
N’as-tu pas peur de finir vieille fille ?
Après « Ma famille », je veux faire deux autres films dans le même genre et puis j’arrête.
Qu’est ce que tu entends par « j’arrête » ?
(Elle rit) J’arrête pour reprendre une vie normale. Pour me consacrer à mon mari, à mes enfants... Parce qu’à ce rythme, je risque de finir vieille fille comme tu le dis. Mais, même si j’arrête, je peux continuer à produire des films, mais je n’écrirai plus de scénario.
Source : TOPVISAGES
Akissi DeltaDernière mise à jour le jeudi 25 mai 2006.

Etoile du mois : Akissi Delta
Elle rêvait d’être une star, sous le soleil des indépendances. Parce qu’elle y a vu, à la télévision et dans le quartier, danser des filles, les "étoiles" que formait une dame au surnom fort à propos :" Maman Soleil". Comme elles, elle voulait être une étoile. Or, les "étoiles" ne brillent que quand elles ont traversé le temps des épreuves. Son histoire ? Une espèce de "conte conté à conter" à ceux qui croient que ne pas être allé à l’école est une malédiction. Au contraire... (lire la suite)

lundi 3 septembre 2007

Culture

BIG N.O.T.O.R.I.O.U.S










A découvrir l’un des meilleurs Gansta rappeur du monde qui nous à apporté beaucoup de vibration dans les années 90 “Gueting Ghéto Black”.
Sans oublier ces amis :
Snopp Doggy Dog
Tuppac Oumaro
Dr. Dree
Puff Daddy
A noter ces meilleurs tubes à télécharger : version MP3 seront disponibles sur mon blogg ultérieurement.